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UE: Les rejets en mer au centre des négociations sur les quotas de pêche

Revue de presse | ©PALANGRIER.FR V1.03 Bêta | 18/12/2008 | < Précédent | Suivant >

Depêche AFP du 18 décembre 2008

B RUXELLES - Les ministres européens de la Pêche ont commencé jeudi leurs traditionnelles négociations annuelles sur la répartition des quotas de capture, sous la pression des ONG qui s'indignent de l'ampleur prise par les rejets de poissons en mer.

AFP/MARCEL MOCHET
			Selon le commissaire européen à la pêche, Joe Borg, le plan de reconstitution du cabillaud commence à fonctionner. ©palangrier.fr
Selon le commissaire européen à la pêche,
Joe Borg, le plan de reconstitution du
cabillaud commence à fonctionner. AFP/MARCEL MOCHET
"L'Union européenne n'a pas aujourd'hui de politique pour résoudre le problème posé par les quantités énormes de rejets de poissons en mer par les pêcheurs qui n'en veulent pas", a dénoncé l'association de défense de l'environnement marin Oceana, dans un communiqué publié juste avant la réunion.

Les ONG estiment que de 40% à 60% des poissons capturés en mer y sont immédiatement rejetés soit parce qu'ils ne sont pas à la taille voulue, qu'ils ne correspondent pas aux espèces recherchées ou que les pêcheurs ne disposent pas de quotas.

Elles font valoir du coup que les quotas que se répartissent les pays européens entre eux sont trompeurs car il ne portent que sur les cargaisons effectivement déchargées dans les ports, pas sur les quantités, beaucoup plus importantes, pêchées en mer.

Une situation qui contribue à appauvrir encore un peu plus les réserves de poissons dans des océans.

"Nous assistons à un gaspillage scandaleux de millions de tonnes de poissons chaque année en mer du Nord, cela doit prendre fin", accuse également Karoline Schacht, du Fonds mondial pour la Nature (WWF) en Allemagne.

Concernant le cabillaud, "pour chaque poisson pêché, un autre est rejeté", affirme-t-elle.

Les choses évoluent toutefois. L'Union européenne et la Norvège viennent de conclure un accord prévoyant une hausse de 30% en 2009 des quotas de pêche au cabillaud (ou morue) en mer du Nord.

Mais en contrepartie, la Norvège a réussi à imposer aux pêcheurs européens des contraintes pour réduire les rejets: utilisation d'engins et de filets de pêche plus sélectifs, et fermeture de pêche dans les zones très sensibles où évoluent des alevins.

Les ONG espèrent que les négociations entamées jeudi en fin d'après-midi à Bruxelles, qui devraient aboutir vendredi dans la journée, permettront d'étendre ces méthodes à d'autres zones.

En dehors de la mer du Nord et de la mer Celtique (sud de l'Irlande), où les réserves de cabillaud sont en meilleur état que par le passé, partout ailleurs dans l'Atlantique la Commission européenne demande une baisse des possibilités de pêche de 25% en moyenne.

En 2008, les quotas de cette espèce ont été diminués de 9% et 18%. Le résultat final de la négociation pour 2009 devrait s'en approcher.

Dans une zone particulièrement touchée, celle de "Ouest Ecosse" au large de la côte occidentale de l'Ecosse, la Commission propose même de "mettre fin à la pêche" non seulement de cabillaud, mais aussi d'églefin et de merlan.

Pour le hareng, la Commission propose des baisses allant jusqu'à 52%, et pour l'églefin et la lotte de mer des réductions de jusqu'à 25%.

Pour le requin-taupe, espèce très menacée, elle demande même la fermeture de la pêche. Et elle recommande le maintien de la fermeture de la pêche à l'anchois dans le golfe de Gascogne, en attendant de nouveaux avis scientifiques au printemps.

La France, qui préside l'UE, est pour sa part mécontente du projet de réduction de 15% des quotas de langoustines dans le golfe de Gascogne, qui inquiète les pêcheurs bretons.

AFP

L'article original est consultable en cliquant sur le lien suivant :
http://www.romandie.com/infos/news2/081218170332.8dzgvnvk.asp

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