L
e début de saison a été chaotique. Mais les prix, la qualité et la quantité ont ensuite été au rendez-vous. C'est tout bon pour l'île d'Yeu.
L'
activité thonière a toujours un avenir devant elle à l'île d'Yeu" se félicite le leader islais Eric Taraud, alors que les derniers palangriers vendéens et bretons achèvent, cette semaine, une saison perturbée.
"Au début de l'été, des micro-organismes présents dans l'eau dégradaient les appâts en moins d'une heure.
On ne pêchait rien."
Une palangre équipée
de ses hameçons
Il a fallu se contenter des lignes traînantes avec du petit poisson de surface rémunéré à un tarif proche du tarif de retrait.
C'est à dire de 2,30 euro.
Résultat : un marché catastrophique, avec des prises phénoménales à la canne en Espagne.
Le thon des chalutiers a ensuite saturé le marché.
mais la qualité de ce poisson est moindre et il trouve, notamment, des débouchés à la conserve.
le prix du thon blanc d'hameçon, ligne et palangre, se sont relevés, ces dernières semaines, pour atteindre 3€ de moyenne.
Soit presque deux fois le prix du poisson de chalut.
Et pas un germon invendu n'a été mis au retrait par l'organisation de producteurs de l'île d'Yeu.
La vente directe permet de bénéficier
de meilleurs prix qu'en criée : ici
le Myosotis de l'île d'Yeu, lors d'une
telle vente à Etel, cet été.
Le problème de l'appât s'estompant, le gros thon est revenu mordre aux hameçons avec des prix approchants, parfois les cinq euros le kilo.
Récemment, on a vu des palangriers faire plus de 15t en deux semaines.
Certes, les pêcheurs n'ont pas encore retrouvé le rendement des filets dérivants, désormais, interdits, mais comme la qualité est bein meilleure ...
Au final, les sept palangriers de l'île d'Yeu ont pêché près d'une cinquantaine de tonnes chacun.
il faut y ajouter les pêches d'une poignée de ligneurs palangriers bretons et celles de trois senneurs d'Yeu.
Ces derniers, après la fermeture du thon rouge, ont êché du thon blanc à la senne, mais surtout - c'est une première - plusieurs dizaines de tonnes à la canne et à l'appât vivant comme les Espagnols.
Une installation sommaire de rampes de jets d'eau le long du bord a permis de faire monter le poisson qui aime ces eaux agitées.
Peut-être une nouvelle petite révolution.