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iscrètement, certains professionnels commencent à cibler le bar dans des zones éloignées de la côte, sur le fond.
Un nouveau métier qui permet de pêcher du beau poisson.
Quelques bateaux des Sables, de Saint Gilles et de l'ile d'Yeu ont commencé récemment à pêcher du bar au large, à la palangre de fond.
Il se dit même que certains Ogiens se préparent à aller travailler de cette façon sur le plateau de Rochebone, avant la prochaine saison du thon.
Cette technique, Thierry Quémener patron du 9 mètres
Jessie Chris la connait bien;
"J'avais entendu parler d'un gars qui travaillait comme ça, en boëttant à la sardine, et j'ai voulu essayer.
C'était en 1985.
On mouillait nos palangres à partir de 14 heures, quand les chalutiers de la Turballe quittaient la zone pour aller vendre à la criée.
On virait les lignes à la main mais avec 600 hameçons, on arrivait à faire 150 kg de bar."
Thierry Quémener, patron du "Jessie Chris", s'est doté
du sytème automatisé de Dominique Michon qui lui a
permis d'améliorer ses rendements.
Ce métier, il le pratique toujours mais il a depuis investi dans le système automatisé de Dominique Michon dont il est l'un des "patrons d'essais".
"Certains patrons ont quasiment doublé leurs rendements depuis qu'ils utilisent ce système", précise Dominique Michon.
"On peut faire ce métier de mai à novembre, jusqu'aux premières tempêtes, estime Thierry Quémener.
On peut travailler toutes sortes de fonds : le sable, les galets, certaines coulées dans la roche.
Les petits coefficients ne sont pas bons parce que le poisson reste dans la roche et qu'on est embêté par le congre.
Mais quand la marée est forte, c'est satisfaisant.
Le poisson s'éloigne de ses bases.
il court, il chasse.
Le plus belle ligne que j'ai faite, c'était sur un fond de vase et de sable : 18 bars, le plus petit faisait 4 kilos.
En général je file 2 heures avant la basse mer, en fin de jusant, pour que les lignes aient le retour de courant."
L'importance de la tension
Les palangres sont boëttées à la sardine.
Cette dernière doit être de bonne qualité.
Elle est salée, ce qui offre l'avantage de la faire mieux tenir sur l'hameçon (la chair est raffermie) et semble ne pas plaire aux congres qui ne sont pas recherchés.
"Le secret tient dans la tension de la palangre au filage et dans l'utilisation de lests explique Dominique Michon.
Dès que le poisson mord, il est ferré."
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Le corps de ligne est constitué de monofilament de 140 à 160 centièmes.
Les avançons, de 60 ou 70 centièmes longs d'une brasse sont espacés de deux ou trois brasses.
Ils sont terminés par un hameçon de 4/0, renversé.
Tous les 5 ou 6 hameçons, un lest constitué d'un pavé auto bloquant de2 kilos est fixé au bout d'une patte.
"Au filage, il faut assurer une bonne tension entre les lests. pourquit Dominique Michon.
"Le poisson est souvent piué sur l'avançon près du poids note pour sa part Thierry Quémener.
C'est en général du gros poisson, de 3 à 6 kilos."
Les palangres peuvent être mouillées jusqu'à 100 mètres de fond, par série de 100 hameçons.
Thierry Quémener travaille avec une dizaine de caisses.
"Avec le système automatique, on diminue par deux le temps de filage.
Il faut 1 heure 30 en se déplaçant." explique-t-il.
Cette nouvelle façon de travailler peut correspondre à son sens, à la naissance d'un nouveau métier saisonnier pour des bateaux éventuellement un peu plus gros que des côtiers.
"Mais il est très compliqué prévient-il.
Il y a beaucoup de paramètres qui entrent en jeu."