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n ancien pêcheur croisicais a réussi à automatiser le filage et le rangement des palangres en monofilament.
Un système simple mais ingénieux qui devrait séduire tous ceux qui aiment pêcher fin.
Sur les petits bateaux, les systèmes de palangre automatisés type scandinave n'ont jamais vraiment percé.
Ils sont trop chers, trop encombrants, trop sophistiqués et surtout inadaptés aux maîtresses en monofilament.
Les patrons se contentent donc, la plupart du temps, da caisses faites maison et d'un simple vireur, d'une conception assez proche de celle des vire-casiers.
Le filage ou le rangement des lignes se fait toujours à la main, en regardant bien où on met les doigts ...
Le système mis au point par le Croisicais Dominique Michon, est de nature à changer la donne. Simple, efficace et pas très cher, il ne modifie pas radicalement la façon traditionnelle de travailler, il la rationalise et la sécurise.
Le système de stockage des bas de ligne
permet le filage automatique
Tout le système repose sur un vireur d'un type nouveau permettant de lover automatiquement dans les caisses les fines maîtresses de monofilament.
Sans les abîmer et sans les coquer.
Dans les caisses, le système de stockage des bas de ligne est également très étudié : les hameçons peuvent être facilement libérés lorsqu'une raction est exercée sur l'avançon.
Tout était donc réuni pour autoriser un filage automatique.
A partir du tableau arrière ou de la lisse (la caisse est dans ce cas légèrement déportée à l'extérieur du bateau grâce à un arceau sur pivot), la ligne boëttée part à l'eau avec ses lests o uses flotteurs, quasiment sans intervention humaine.
Le système fonctionne pour les palangres de fond, pour les palangres pélagiques ou semi pélagiques, quel que soit le type de gréement.
Et ce qui marche pour le monofilament s'applique également à des orins de gros diamètre.
Que demander de plus ?
Présenté au salon Itech'mer de Lorient en septembre dernier, le système a d'emblée séduit les ligneurs : plusieurs d'entre eux ont directment passé commande, sans même l'avoir vu fonctionner ne mer.
Les marins qui l'ont essayé, parfois pendant plusieurs mois confirment eux aussi l'intérêt du système :
"Ceux qui vont y goûter vont y rester" prédit même l'un d'entre eux.